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Géographie et histoire de Tiranges

Un  peu de Géographie et d’Histoire

  Au nord de la Haute-Loire  se développe  un vaste plateau granitique de moyenne altitude (800 – 1000m) adossé aux  Monts du Forez et du Livradois.

                Tiranges à 850 m d’altitude  se situe  au midi  de cet ensemble. Les rivières Ance ,  Andrable  et leurs petits  affluents  entaillent le plateau  en des vallées profondes,  encaissées  (point bas à 591 m).   Sa position  de promontoire, de balcon offre de belles  vues sur  le Velay.

                L’origine de l’appellation  Tiranges remonte à l’époque gallo-romaine, du  nom du propriétaire  du domaine  Tiro de Tyrius. Dans la première moitié du XI° siècle le cartulaire de   Chamalières, mentionne  la donation  d’un certain Humbert  dans la paroisse de Tirangis.   Au XII° siècle il est écrit  Tiranias  en 1293  Tiranges.

                Ancienne paroisse sous le vocable de Saint Martin (l’abbaye bénédictine de Saint-Rambert nomme à la cure),  elle est aussi le siège d’une seigneurie  avec  mandement  et justice. En 1267 une  bulle papale de Clément IV  place le château (castrum)  sous la suzeraineté des  évêques du Puy.  

                Bertrand, seigneur de Chalencon  reconnaît  en  1292 tenir d’ancienneté en fief du prieur de Saint-Rambert (Loire) la maison-forte et tour de Tiranges.  En  1300 le Comte de Forez, obtient le droit de garde sur le château.  Guyot de Chalencon  lui fait hommage en 1337. Les évêques –comtes  du Puy n’arrivent pas à  contre balancer l’influence et l’emprise des comtes  du Forez  sur le Velay du nord. Cela se traduit au XV° siècle  par le rattachement  de Tiranges et d’autres paroisses au Forez. L’Ance  désormais fait frontière.

En 1434   Louis de Chalencon   époux d’Antoinette de Rochebaron  se voit attribuer    la terre de Saint- Pal, Tiranges,  Pontempeyrat , Rochegude en Velay et Esplantas en Gévaudan.   La seigneurerie restera dans son ensemble  aux  mains des descendants des Chalencon –Rochebaron,  jusqu’au  milieu du XVII° siècle.

Par achat en 1669, (sous Louis XIV) Reymond de Grézolles  devient le nouveau seigneur. La famille de Grésolles –Fenoyl  en  gardera la possession  jusqu’à la Révolution. C’est probablement lui qui fit  édifier, le château dit parfois  pavillon, aménager  les abords  en boulingrin (aujourd’hui place du Boulingrin).

La région de Tiranges , pendant la  Révolution  est un foyer contre –  révolutionnaire actif . Des attroupements  des Compagnies de Jésus,  de la Gance Blanche  sont signalés.   A  Gervais, arrestation  du  marquis de Surville, an VI.

   Au cours du 19 ème siècle Tiranges atteint son maximum de population avec plus de 1700 habitants.  La révolution industrielle  de la  2ème moitié  du 19°  siècle   grosse consommatrice  de main d’œuvre, attire les populations du plateau vers le bassin stéphanois, Lyon.   Les villages se vident. En 1911, Tiranges compte  1592  hts.  Le phénomène   s’amplifie  après la guerre de 14-18,  1265hts en 1926 et  il continue après la 2ème guerre  avec 847hts  en 1946.